
Je ne crois pas en une entité divine, un maître absolu, un créateur. Le monde existe, la Terre existe, la vie est un miracle beau, cruel et naturel qui est apparu sur Terre, et certainement sur beaucoup d’autres planètes rassemblant les conditions d’apparition de formes de vie.
Je crois à la loi de l’évolution naturelle (au Darwinisme) comme loi fondamentale de l’évolution animale sur Terre.
Je crois en la loi du plus fort, la loi qui permet au plus fort et à celui qui s’adapte le mieux à son environnement et grâce à la génétique, de maîtriser son espace et son futur. L’Homme est le résultat de cette loi et de l’évolution qui a permis son apparition.
Je crois au miracle de la vie, à la conscience de l’Homme sur sa condition, sur ses capacités à l’appréhender, dans toutes les dimensions microscopiques, macroscopiques, dans le passé, dans le présent et dans le futur.
Je pense que la question fondamentale de l’Homme est de comprendre pourquoi cette chance lui a été donnée de vivre, et de comprendre aussi pourquoi cette chance ne lui est donnée que pour une courte durée, que de poussière il redeviendra poussière. La peur que lui inspire le vide que représente la mort certaine se place au centre de ses préoccupations et l’Homme devrait tenter de tromper cette peur par l’exaltation de la vie, par tous les moyens possibles – « Carpe Diem ».
L’Homme a imaginé pouvoir tromper cette peur en inventant l’espérance d’une autre vie dans des paradis célestes ou dans le mirage de la réincarnation, pour considérer que sa vie n’était qu’un épisode et non le seul moment de vie.
L’Homme a très vite compris aussi que la loi du plus fort qui a contribué à son avènement porte en elle les conditions de sa perte, par son autodestruction ou l’émergence d’espèces nouvelles, encore plus adaptées à son environnement, encore plus maîtres de son destin, supplantant à terme l’Homme.
L’Homme est né libre, fort de cette loi, et n’est pas enclin à accepter des contraintes, directives de qui que ce soit, autres que celles que lui dicte son instinct ou son environnement. L’Homme ne conçoit sa vie que sur la base de ses propres aspirations qui lui sont transmises dans l’environnement de sa petite enfance, seule moment de sa vie où il est disposé à accepter ces prescriptions morales.
C’est ainsi que pour contourner ces deux problématiques, la loi du plus fort, amenant à sa disparation, et son incapacité à accepter les contraintes, rendant impossible la vie en communauté, ayant toujours en tête sa peur de disparaître et sa courte vie du Terre, toujours soumis à la loi d’adaptation nécessaire pour survivre, invente pour lui-même, les prescriptions morales et religieuses. Accepter de respecter des lois morales communes, ordonnées par un Etre suprême qui n’est pas homme, pour accéder à une vie future dans un ailleurs sublimé, après la vie sur Terre, les transmettre à ses enfants dès le plus jeune âge pour qu’ils les considèrent comme instinctives.
Cette invention, cette auto adaptation nécessaire, permet de distiller la condition de survie pour l’Homme mais au prix entropique d’une promesse irréalisable, pervertissant sa réussite et d’un moyen inapproprié, l’imposition de ces prescriptions morales ou du domaine légal, en totale opposition avec ses propres aspirations.
Les religions, nécessaires évolutions pour la survie de l’Homme, portent en elles les conditions de leur inefficacité qu’il convient de faire évoluer pour accéder à l’adaptation nécessaire et vitale.
Remplacer l’ailleurs sublimé par le bien-être de tous, l’imposition par la proposition ouverte, les prescriptions morales par la loi votée.
Le nouvel Humanisme, promettant l’accomplissement pour tous, respectant les aspirations personnelles, les futures générations et l’environnement porte en lui les conditions pour une vie meilleure.
